LE DICTIONNAIRE DE L'ÉCONOMIE POSITIVE

Accessibilité : L’accessibilité désigne le processus qui vise à rendre les lieux ouverts au public accessibles aux personnes handicapées. C’est une obligation imposée par les autorités dans le but de faciliter le déplacement, le repérage, la communication et l’accès aux bâtiments et équipements recevant du public (logements, transports, commerces, cabinets médicaux, etc.). Tous les types de handicaps sont concernés. L’obligation d’accessibilité est stipulée dans un agenda d’accessibilité programmée qui accompagne la mise en œuvre des travaux nécessaires à la mise en conformité, depuis novembre 2014.

Accord de Paris : L’accord de Paris, ou accord de Paris sur le climat, est un accord universel portant sur la volonté des pays de la planète de lutter contre le réchauffement climatique. Adopté le 12 décembre 2015, quelques mois après la conférence de Paris sur le climat (COP21), le texte prévoit, principalement, que l’ensemble des pays signataires s’engagent à réduire et à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, dans le but de ralentir et de contenir le réchauffement climatique. En 2017, le président américain Donald Trump annonce la volonté des Etats-Unis de se retirer de l’accord de Paris.

Agriculture biologique : L’agriculture biologique désigne un mode de production caractérisé par le non-usage de produits chimiques de synthèse et d’OMG. Ce type d'agriculture prône une production dans le respect des équilibres naturels. Elle participe à une préservation de l’environnement (qualité des sols, de l’air et de l’eau) et s’oppose à l’agriculture industrielle et intensive. Il existe plusieurs labels internationaux pour certifier l’agriculture biologique, parmi lesquels l’incontournable label AB en Europe. L’agriculture biologique est parfois appelée agriculture durable.

 

Agriculture urbaine : L’agriculture urbaine consiste à optimiser de petites surfaces, notamment au cœur des grandes villes, pour y pratiquer la culture et l’élevage à petite échelle. Cette solution a surtout pour objectif de verdir les zones urbaines, favoriser le recyclage des déchets organiques sous forme de compost, et ce faisant recréer du lien social entre les habitants qui prennent en charge ces parcelles. La production elle-même est secondaire, sauf dans les pays en développement où l’agriculture urbaine peut devenir un enjeu alimentaire majeur.

Agroécologie : L’agroécologie est un système de production qui vise à rendre l’agriculture plus responsable sur le plan écologique et sur le plan social. Le terme désigne à la fois une discipline scientifique, un mouvement social et une pratique agricole. En 1995, Miguel A. Altieri définit l’agroécologie comme une approche écosystémique du développement agricole, qui s’inspire des techniques traditionnelles des paysans pour en tirer des connaissances scientifiques modernes. L’agroécologie milite en faveur d’une utilisation des ressources de la nature sans mise en péril de ses capacités de renouvellement.

Alimentation responsable : L’alimentation responsable est un concept qui définit un type d’alimentation, recommandé en fonction de ses bienfaits pour la santé et pour l’environnement. Il s’agit, principalement, de privilégier une alimentation optimale pour la santé, qui garantit une bonne répartition des ressources alimentaires de la planète et qui préserve simultanément l’environnement. L’alimentation responsable fait la part belle aux produits issus de l’agriculture biologique. Elle combat l’alimentation « standard » des pays développés.

Autonomisation du travail : L’autonomisation du travail est un concept en vogue qui incite les chefs d’entreprise à accorder plus de libertés à leurs salariés. Il s’agit, comme son nom l’indique, de rendre plus autonomes les collaborateurs dans leur travail, à travers la mise en place d’une organisation plus indépendante. Le succès de l’autonomisation du travail repose, en partie, sur les bienfaits qu’est censé apporter ce type d’organisation : hausse de la motivation, bienfaits sur la santé et sur le bien-être, plus grande créativité, etc.

Bio : Le terme "bio" fait directement référence à un produit naturel, cultivé sans engrais ni pesticides de synthèse. Depuis plusieurs années, il est associé à l’ensemble des produits issus de l’agriculture biologique. Le label AB, identifiable à son logo vert, permet aujourd’hui de repérer facilement les produits bio qui respectent le cahier des charges dicté par la convention bio de l’Union européenne. À noter que si l’on parle de produits bio, c’est davantage le mode de production des produits qui se veut bio, plus que le produit en lui-même. 

Biodiversité : Contraction des termes "biologie" et "diversité", la biodiversité est un concept qui s’intéresse à la diversité du monde vivant. Celle-ci comporte la plupart du temps trois niveaux interdépendants : la diversité des écosystèmes (océans, forêts, etc.), la diversité des espèces (animaux, espèce humaine, etc.), et la diversité génétique (l'hétérogénéité des individus au sein d’une même espèce). La biodiversité figure parmi les principaux enjeux du développement durable. Son étude permet de mieux comprendre les interactions entre les différentes composantes d’un monde vivant.

Biomimétisme : Le biomimétisme définit une démarche qui consiste à s’inspirer de la nature pour résoudre une problématique liée à l’existence de l’Homme. Autrement dit, il s’agit de puiser dans l’environnement, les écosystèmes, les processus naturels, etc., les solutions développées par la nature elle-même depuis des siècles et des millénaires pour ensuite les appliquer à l’espèce humaine. Le biomimétisme est une démarche qui regroupe plusieurs disciplines. Elle induit en amont une capacité d’observation, d’analyse et de modélisation du vivant.

Changement climatique : Le changement climatique désigne tout changement du climat dans le temps. Selon les définitions attribuées à cette notion, ces modifications du climat peuvent être naturelles et/ou imputées à l’activité humaine. Lorsque le changement climatique est uniquement causé par des phénomènes naturels, il est courant d’employer le terme de « variabilité climatique » à la place de « changement climatique ». Pour que l’on puisse parler de changement climatique, il est nécessaire que cette modification du climat soit durable.

Chief happyness officer : Venu tout droit de la Silicon Valley, le métier de Chief Happiness Officer s’installe en France. Derrière cet intitulé très « feel good » se cache une fonction déterminante, dont les attributions se situent au carrefour de la communication interne, de la création d’événements corporate et des ressources humaines. Le Chief Happiness Officer a en effet pour tâche de favoriser la cohésion de groupe ainsi que le bien-être des collaborateurs au sein de l’entreprise, tout en contribuant à simplifier le dialogue entre les différents services et niveaux hiérarchiques.

Circuit-court : Un circuit court désigne un mode de commercialisation qui privilégie le lien direct entre le producteur et le consommateur (ex : vente à la ferme, vente sur les marchés, etc.). Il n’autorise, au maximum, qu’un seul intermédiaire. Souvent opposé aux grands circuits des produits alimentaires commercialisés dans les grandes surfaces, le circuit court répond à une recherche de proximité géographique ou relationnelle. Il permet aux producteurs d’accéder à une meilleure rémunération (pas de frais intermédiaires) et/ou au consommateur d’obtenir des produits moins chers. 

Communication responsable : La communication responsable, ou éco-communication, désigne un type de communication qui délivre à sa cible un message responsable afin que la consommation responsable ou l’usage responsable d’un produit ou d’un service reposent sur les épaules du consommateur. La communication responsable utilise les techniques du marketing pour valoriser son image ou un produit. Il s’agit de mettre en avant l’engagement social et environnemental du diffuseur, sans toutefois tomber dans le greenwashing (ou écoblanchiment). 

Compensation carbone/CO2 : L’objectif de réduction des gaz à effet de serre est un projet globalisé. Pour cette raison, la démarche de compensation carbone consiste à équilibrer la production de CO2 due à une activité spécifique et inévitable en réduisant ou en séquestrant une quantité équivalente de ce gaz générée en un autre point du globe, par exemple en adoptant des énergies renouvelables. La « neutralité carbone » d’une entité (entreprise, institution, personne physique) est atteinte lorsque celle-ci est parvenue à une compensation CO2 totale. 

Consommation responsable : La consommation responsable désigne un mode de consommation qui prend en considération les enjeux du développement durable. Une consommation responsable, ou consommation soutenable, agit sur quatre plans : l’environnement (avec la préservation de la nature), l’économie (priorité à l’économie locale), la santé (avec des produits non dangereux pour la santé des populations) et la société (avec des retombées sociétales bénéfiques). La consommation responsable invite les citoyens à s’engager pour une meilleure qualité de vie, une meilleure société et une meilleure planète.

COP21 : La COP21 est l’acronyme utilisé pour parler de la 21e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies. Il s’agit d’un rassemblement des différents pays de la planète dans le but de trouver un accord sur le climat. La COP21 s’est déroulée à Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015. Elle a débouché sur l’accord de Paris qui contraint les pays, entre autres, à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre afin de contenir la hausse des températures et lutter contre le réchauffement climatique. 

COP22 : La COP22 désigne la 22e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies. Celle-ci a pour principal sujet les changements climatiques. Après la COP21 à Paris en 2015, la COP22 s’est tenue à Marrakech au Maroc en 2016. Elle a vu la participation de 197 pays réunis, entre autres, pour fixer ensemble les modalités d’application de l’accord de Paris, signé quelques mois plus tôt. Au cours de cette COP22, il a notamment été décidé d’avancer la mise en œuvre de ces modalités de deux ans, en 2018 au lieu de 2020.

Développement durable : Le développement durable est une nouvelle façon d’aborder l’économie. Né dans les années 1970 en raison de la prise en compte du développement exponentiel des activités humaines et de leur impact à la fois social et environnemental, le concept de développement durable est bâti sur trois piliers majeurs : une meilleure équité sociale, une qualité environnementale plus élevée afin de sauvegarder la planète, et une plus grande efficacité économique pour assurer la prospérité des peuples. Il a donné lieu à l’adoption, en 2015, d’un programme dédié par les Nations Unies.

Durabilité : La durabilité détermine la capacité à répondre à des besoins actuels, tout en préservant les ressources indispensables à ces besoins pour les générations futures. Celles-ci pourront, à leur tour, répondre à leurs besoins avec ces mêmes ressources, et ainsi de suite. Le concept de durabilité est intimement lié aux enjeux du développement durable. Il s’agit de tout mettre en œuvre pour subvenir aux besoins des générations actuelles, sans risquer de mettre en péril la volonté des générations futures de répondre, de façon durable, à ces mêmes besoins.

Écocitoyenneté : L’écocitoyenneté est un concept qui invite les citoyens à agir au quotidien dans le respect de l’environnement, sans ignorer le fait que chacune de leurs actions peut avoir une incidence sur la qualité de cet environnement. Il s’agit de pouvoir jouir d’un cadre environnemental sain tout en mettant en œuvre les actions nécessaires pour que les générations futures puissent elles aussi en profiter. Le covoiturage, la consommation limitée en eau, l’optimisation de sa consommation électrique, etc., sont autant de démarches qui entrent dans le cadre de l’écocitoyenneté. 

 

Éco-conception : On parle d’écoconception lorsqu’un produit ou un service intègre les facteurs environnementaux dès sa phase de création. Mise en œuvre dans des secteurs nombreux et variés, cette démarche implique d’adopter une approche à long terme. Celle-ci englobe plusieurs critères (effets de la production sur l’environnement, rejets de CO2, consommation énergétique à chaque étape du cycle de vie…), et met en jeu la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne de valeur, depuis le producteur jusqu’au recycleur, en passant par le consommateur.

Écoconstruction : Dérivée de l’expression anglo-saxonne « green building », l’écoconstruction consiste en un ensemble de méthodes d’édification, de rénovation et de réhabilitation qui font d’un bâtiment qu’il est écoresponsable. Sont pris en compte dans cette démarche : les contraintes géographiques, le choix des matériaux, l’application des normes environnementales et énergétiques ainsi que le confort (visuel, thermique, acoustique, hygrothermique) et la santé des occupants. La notion d’écoconstruction touche également à l’utilisation durable du logement, notamment en matière de gestion des déchets et de consommation énergétique.

Éco-industrie : Une éco-industrie désigne une industrie dont la principale activité consiste à proposer des solutions, des produits, des prestations, pour lutter contre la pollution et/ou protéger l’environnement. On retrouve parmi les éco-industries une bonne partie des industriels spécialisés dans les énergies renouvelables, dans les économies d’énergie ou dans le recyclage des déchets. Peuvent également prétendre au titre d’éco-industrie les industries qui œuvrent pour limiter ou corriger la pollution de l’eau ou de l’air, celles qui permettent de défendre et de préserver les écosystèmes, etc.

Écologie : L’écologie est une science découpée en deux grandes branches. D’un côté, l’étude de la dynamique des populations animales et végétales sur la planète. De l’autre, l’analyse des écosystèmes et des paysages naturels. De façon plus globale, l’écologie s’intéresse donc aux conditions d’existence du vivant sous toutes ses formes et à ses interactions avec l’environnement dans lequel il évolue. Une approche que l’on retrouve dans son étymologie, « écologie » provenant des termes grecs « oikos » (habitat) et « logos » (discours), soit : la « science de l’habitat ».

Économie bleue : L'économie bleue est un modèle économique s’inspirant de la nature, et plus particulièrement des écosystèmes parvenant à fournir de l’énergie et des aliments pour maintenir et développer la vie de l’ensemble des êtres vivants, tout en recyclant des déchets et en ayant une capacité illimitée à se régénérer. Inventée par l’entrepreneur belge Gunter Pauli, l’économie bleue se veut créatrice d’emplois, de cohésion sociale et de valeur. Non polluante, elle s’oppose à l’économie dite « rouge », à savoir l’économie industrielle actuelle qui cherche la rentabilité à tout prix et ne profite qu’aux plus riches. 

Économie circulaire : L’économie circulaire est l’économie qui regroupe les activités économiques (production, consommation, échanges) s’attachant à minimiser la consommation des ressources naturelles de la planète (eau, énergies, matières premières, etc.) et leurs impacts environnementaux. Elle tire son nom du fait qu’elle fonctionne en boucle, notamment à travers le recyclage et la valorisation des déchets. En France, la notion d’économie circulaire est inscrite dans le droit français, depuis la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015.

Économie collaborative : L’économie collaborative est une économie de partage, se faisant de pair à pair entre les particuliers à travers l’échange de biens, de services ou de connaissances, avec ou sans échange monétaire (exemples du covoiturage, de la location d’outils de construction entre particuliers, etc.). Auparavant construite sur la base d’associations d’individus, cette économie est désormais soutenue la plupart du temps par des plateformes numériques qui mettent en relation l’offre et la demande collaboratives. 

Économie durable : L’économie durable définit les activités économiques qui répondent aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Ce terme, employé couramment en Belgique alors que les Français lui préfèrent l’expression « développement durable », regroupe l’ensemble des activités économiques effectuées par une entreprise, un consommateur ou même une institution publique qui prennent en compte leurs conséquences environnementales et sociales à l’échelle mondiale et à long terme. 

Économie humanitaire : L'économie humanitaire prend en compte toutes les activités économiques liées à l’aide humanitaire, mais pas seulement. Il s’agit d’un domaine d’étude plus approfondie qui considère l’ensemble des dynamiques économiques pouvant exister lors des conflits armés et des situations de catastrophe naturelle suscitant une réponse humanitaire. En 2015, le marché international de l'aide humanitaire représentait 28 milliards de dollars, soit environ 24 milliards d’euros.

Économie locale : Pan de l’« économie sociale et solidaire » (ESS), l’économie locale regroupe toutes les actions locales qui participent au développement économique global. Initiée par les collectivités, les associations locales ou même des particuliers, elle peut concerner autant les activités économiques (circuits courts, restaurants locavores, mutualisation des achats, etc.), que les activités environnementales (agriculture biologique), solidaires (chantiers bénévoles), ou sociales et culturelles (spectacle participatif). 

Économie positive : L'économie positive est l'économie rassemblant tous les individus et entités productrices se préoccupant de l’intérêt du monde et de la vie humaine à long terme. Ces individus et entités peuvent aussi bien produire des biens que des services, marchands ou non marchands, mais tous doivent être viables et utiles économiquement à la fois aux générations actuelles et futures. Dans l’économie positive, chaque action est jugée sur son efficacité en matière de dettes publiques, de conséquences climatiques, d’évolution des égalités dans la société, etc. 

Économie responsable : L’économie responsable est le nom donné à l’économie incorporant une logique de responsabilité sociétale des entreprises afin que la croissance économique soit davantage tournée vers l’intérêt général. Dans cette économie responsable, les entreprises prennent en compte les conséquences extrafinancières (sociales, environnementales, etc.) de leurs activités, que ce soit sur les personnes en interne (salariés et actionnaires) ou en externe (fournisseurs et clients) de la société, et même plus largement, sur la planète terre dans son ensemble. 

Économie sociale : Parfois également appelée « économie sociale et solidaire » (ESS), l’économie sociale désigne l’ensemble des activités économiques qui sont réalisées sur un principe de solidarité et d’utilité sociale par des entreprises pouvant être organisées en coopératives, mutuelles, associations ou fondations (exemples : aides à domicile, éducateurs spécialisés, banques coopératives et mutualistes, etc.). En 2016, l'ESS représentait 12,8 % des emplois privés en France, soit 2,4 millions de salariés.

Économie solidaire : L’économie solidaire est l’une des branches de l’« économie sociale et solidaire » (ESS) dont le nom est parfois raccourci en économie sociale. Cette économie solidaire regroupe toutes les activités économiques dont l'objectif est de créer un lien social à travers l’engagement de citoyens, et non pas de rechercher à tout prix le profit et la rentabilité. Le commerce équitable et l’insertion par l'activité économique (IAE) sont deux modèles économiques appartenant à l’économie solidaire.

Économie verte : L’économie verte tient sa définition du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) qui la caractérise comme étant une économie entraînant une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. Moins polluantes, moins consommatrices d'énergie ou carrément protectrices de l’environnement, les activités issues de l’économie verte favorisent donc le développement durable.

Écotaxe : L’écotaxe est un type de taxe qui prend à son compte le principe du pollueur-payeur. L’Europe définit l’écotaxe comme une « taxe dont l’assiette est une unité physique (ou une approximation d’une unité physique) de quelque chose qui a un impact négatif spécifique et avéré sur l’environnement, et qui est considérée comme une taxe par le SEC 95 ». Il s’agit d’appliquer une taxe particulière aux entreprises qui, par leurs actions, engendrent des dommages sur l’environnement et endossent une part de responsabilité dans le réchauffement climatique.

Écotechnologie : L’INSEE définit les écotechnologies comme « l’ensemble des technologies dont l’emploi est moins néfaste pour l’environnement que le recours aux technologies habituelles répondant aux mêmes besoins». Toujours selon l’INSEE, une écotechnologie est une technologie qui a vocation à produire des biens et services utiles pour « mesurer, prévenir, limiter ou corriger les atteintes à l’environnement », ainsi que « les problèmes liés aux déchets, au bruit et aux écosystèmes ». Les écotechnologies font partie intégrante des enjeux du développement durable.

Éco-urbanisme : Lié à la notion de développement durable, l’éco-urbanisme a pour but la conception de quartiers respectueux de l’environnement. Cette approche se retrouve à la fois dans le choix des matériaux, les méthodes de construction, l’architecture, les modes de déplacements, et plus généralement dans les rapports qui lient les habitants à leur environnement. Enfin, l’éco-urbanisme est marqué par les enjeux de cohésion sociale et d’efficacité économique, dans le respect du patrimoine local autant que du cadre naturel.

Empreinte écologique : L’empreinte écologique désigne une mesure de la pression exercée par la population humaine sur la planète. Pour l’économiste William E. Rees, l’empreinte écologique se définit comme « la surface correspondante de terre productive et d’écosystèmes aquatiques nécessaires pour produire les ressources utilisées et pour assimiler les déchets produits par une population définie, à un niveau de vie de matériel spécifié ». À l’échelle de la planète, l’empreinte écologique représente la superficie de la Terre (parties terrestre et marine), productive d’un point de vue biologique, nécessaire pour assouvir les besoins de la population humaine.

Énergie renouvelable : Contrairement aux énergies fossiles, dont les ressources sont limitées, une énergie renouvelable se définit par son caractère réutilisable. On parle notamment d’énergies renouvelables à propos de l’eau, du soleil et du vent : des ressources inépuisables parce qu’elles se renouvellent en permanence. Et cela, sans générer de CO2 ni de déchets quelconques. Toutefois, par son aspect potentiellement intermittent (absence de soleil ou de vent, baisse du niveau d’une rivière), une énergie renouvelable nécessite d’être soigneusement stockée.

Environnement : Dans son édition 2010, le dictionnaire Larousse définit l’environnement comme « l’ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins ». Son concurrent, Le Grand Robert de la Langue française, décrivait neuf ans plus tôt l’environnement comme « l’ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociobiologiques) susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines ». 

Finance responsable : La finance responsable, la finance socialement responsable, la finance éthique, la finance solidaire ou encore l'investissement socialement responsable (ISR), sont autant de formules qui désignent les différentes opérations financières réalisées dans un but à la fois de rentabilité et d’impact sur l’environnement ou la société. Il s’agit, en quelque sorte, d’appliquer les principes du développement durable au monde des placements financiers, en utilisant notamment les technologies disponibles comme le numérique.

Finance verte : La finance verte regroupe toutes les opérations financières qui ont un lien direct avec les initiatives écologiques de lutte contre le réchauffement climatique et/ou en faveur de la transition énergétique. Sous la dénomination de finance verte, le Comité économique et social européen désigne des produits d’épargne, des produits d’investissement, des instruments de financement du crédit et de mécanismes de soutien financier. Ceux-ci comprennent dans leur conception des critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance, qui ne négligent aucunement les objectifs nécessaires en matière de risques et de rentabilité financière.

Greenwashing : Le greenwashing, ou écoblanchiment en français, désigne le fait pour une entreprise d’orienter sa communication et ses opérations marketing vers l’univers de l’environnement et de l’écologie. Le greenwashing décrit plus particulièrement l’usage abusif de ces pratiques écologiques avec pour unique objectif une performance marketing. On retrouve notamment le greenwashing dans la communication des entreprises qui, par leur activité, polluent l’environnement, mais qui souhaitent « blanchir leur image » au moyen d'une communication axée sur l’écologie et la nature.

Holacracie : L’holacratie désigne un mode de gouvernance qui peut se résumer au fait d’accorder plus d’autonomie aux salariés d’une entreprise, ainsi qu'à supprimer la hiérarchie et la bureaucratie traditionnelles. Dans un système holacratique, le pouvoir de gouvernance attribué à une ou plusieurs personnes disparaît au profit du potentiel collectif de l’organisation. L’holacratie a comme principaux avantages une meilleure implication de l’ensemble des salariés, une plus grande coopération au sein de l’organisation ou entreprise, et un net accroissement de la motivation des travailleurs. 

Industrie verte : L’industrie verte définit un type d’industrie dans lequel la production et le développement industriel s’opèrent dans le respect de l’environnement. Une industrie verte est une industrie qui mène ses activités sans mettre en péril la santé des écosystèmes naturels, ni la santé des populations humaines. L’industrie verte prend en compte les enjeux environnementaux, sociétaux et climatiques dans chacune de ses décisions. Elle milite pour une utilisation responsable des matières premières et des ressources de la planète. 

Management horizontal : Le management horizontal désigne le mode de structuration d’une entreprise qui ne définit que peu, voire aucun niveau de séparation hiérarchique entre les employés et les membres de l’exécutif. Opposé au management vertical, le management horizontal instaure une relation directe entre les personnels dirigeants et les travailleurs. Il permet, entre autres, de supprimer les niveaux intermédiaires entre la direction et le personnel. Le management horizontal repose sur le postulat que des travailleurs impliqués dans les processus de décision contribuent à une meilleure production que des travailleurs « commandés » par leur hiérarchie.

Mobilité durable : Également connue sous le terme d’écomobilité, la mobilité durable est un concept récent qui consiste à intégrer aux enjeux de mobilité (déplacements, transports, accessibilité) les enjeux du développement durable et du réchauffement climatique. Les solutions de mobilité durable ont pour principal objectif de favoriser les déplacements des individus, tout en préservant l’environnement et les ressources de la planète pour les générations futures. La mobilité durable passe, par exemple, par la mise en place de modes de transport aux émissions de gaz à effet de serre limitées.

Mode écoresponsable : La mode écoresponsable (parfois appelée « éthique » ou « green ») s’inscrit dans un mode de vie durable. Elle consiste, pour les consommateurs, à choisir des fabricants de vêtements qui se préoccupent à la fois des enjeux environnementaux et du bien-être de leurs employés. Ils doivent également soutenir les concepts d’artisanat et de commerce local tout en limitant l’impact écologique de leur production. Quant au choix des matières, il est tout aussi important : la mode écoresponsable implique le port de vêtements fabriqués à base de fibres naturelles.

Monnaie locale : Une monnaie locale désigne un moyen de paiement qui ne peut être utilisé qu’à l’intérieur d’une zone géographique restreinte et clairement délimitée. Aussi appelée monnaie complémentaire, la monnaie locale possède donc un fort ancrage territorial. Elle vise à développer l’activité économique locale avec des commerçants et des producteurs de proximité. La monnaie locale est gérée par une association en appui avec une banque partenaire. En France, l’abeille à Villeneuve-sur-Lot ou le sol-violette à Toulouse sont deux exemples de monnaies locales.

ODD (Objectifs de développement durable) : Les objectifs de développement durable (ODD) désignent un ensemble d’objectifs pris par les différents pays de la planète dans le cadre d’un programme de développement. Il existe au total 17 objectifs mondiaux que les pays se sont engagés à atteindre à l’horizon 2030. Les objectifs de développement durable portent sur des domaines variés, comme l’environnement (protection de la planète), la paix dans le monde (édification d’un monde plus pacifique), la lutte contre la pauvreté, la sécurité, la dignité des populations, la protection des populations les plus vulnérables, etc. 

Permaculture : La permaculture définit le fait de s’inspirer des écosystèmes naturels pour concevoir des cultures, des lieux de vie ou tout autre type de système. Développée par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren dans les années 1970, la permaculture vise la création d’habitats autonomes, durables et résilients. Il s’agit de développer un espace économe en énergie et respectueux de l’environnement, en accordant une liberté maximale à la nature. L’écologie, l’agriculture biologique, l’éthique ou encore la philosophie sont autant de notions que l’on retrouve dans la permaculture.

Recyclage : Le recyclage est un procédé désormais bien ancré dans les consciences. Il vise à traiter les déchets de manière à réutiliser certains matériaux pour fabriquer d’autres produits – parfois identiques, parfois différents. Cela permet de réduire substantiellement le volume des déchets et de préserver l’environnement en limitant l’extraction de matières premières, tout en créant des emplois. La notion de recyclage s’accompagne souvent de celle de tri sélectif, qui consiste à séparer les divers matériaux au moment de les jeter.

RSE (responsabilité sociétale des entreprises) : La responsabilité sociétale des entreprises se définit comme la prise en compte volontaire, par les établissements professionnels, des enjeux du développement durable dans leurs activités, à savoir : les préoccupations sociales, la viabilité économique et le respect de l’environnement. Décrite dans le Livre Vert de la responsabilité sociale des entreprises publié en 2011 par l’Union européenne, elle instaure un cadre réglementaire matérialisé par la norme ISO 26000. Elle invite également les entreprises qui y adhèrent à investir toujours davantage dans le capital humain et environnemental.

Tourisme durable : Le tourisme durable est un état d’esprit. Il se définit de deux manières. Premièrement, par la façon dont les opérateurs touristiques intègrent les préoccupations relatives au développement durable dans leurs activités, qu’il s’agisse de leur gouvernance stratégique ou des offres et services proposés aux consommateurs. Deuxièmement, par les comportements individuels des voyageurs au regard des critères de durabilité : choix des destinations et des prestataires, responsabilité éthique dans le pays de séjour, etc. En deux mots : il s’agit d’un « tourisme responsable ».

Transition écologique : La transition écologique, aussi appelée transition écoresponsable ou transition énergétique, désigne le fait de passer d’un système énergétique polluant à un système énergétique respectueux de l’environnement. Il s’agit de limiter, voire de faire disparaître, le recours aux énergies fossiles, aux énergies épuisables et aux énergies responsables du réchauffement climatique (émissions de gaz à effet de serre), pour encourager l’exploitation des énergies renouvelables (soleil, vent, eau, etc.) afin de préserver l’environnement pour les générations futures.

Transition éco-responsable : La transition écoresponsable, transition énergétique ou transition écologique, définit le passage d’un système énergétique dépendant d'énergies fossiles épuisables et responsables d’émissions de gaz à effet de serre, à un système énergétique reposant sur des énergies renouvelables et efficaces sur le plan énergétique. La transition écoresponsable invite notamment les industriels à remplacer le pétrole, le charbon, etc., par les énergies solaire, éolienne, hydraulique, etc., pour leurs sources d’énergie.

Transition énergétique : Autrefois utilisée pour évoquer le progrès des énergies renouvelables aux dépens des combustibles fossiles, la notion de transition énergétique englobe aujourd’hui une dimension plus large, à la fois environnementale, économique et sociale. Il s’agit d’un mode de développement durable qui tend à améliorer les conditions de vie actuelles tout en protégeant les générations futures. En France, elle a été inscrite dans la loi de transition énergétique, avec pour objectif de renforcer l’indépendance énergétique, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’optimiser la croissance verte.

Transports électriques : Les transports électriques englobent l’ensemble des solutions de déplacements – publiques ou privées, collectives ou individuelles – qui fonctionnent à l’électricité plutôt qu’à l’aide de combustibles fossiles. On parle de transports électriques aussi bien pour le bus, le tramway ou la voiture que pour les modes de déplacement alternatifs – vélo, scooter, skateboard, trottinette, gyropode, etc. Autant de moyens de transport innovants et surtout écologiques, qui ne rejettent pas de CO2 dans l’atmosphère… et permettent parfois d’éviter les embouteillages !

Tri des déchets : Le tri des déchets est la première étape, fondamentale, du procédé de recyclage. Cette opération consiste à séparer les déchets en fonction de leur nature (papier, verre, carton, etc.) dans le but de simplifier leur traitement. Le « tri sélectif », comme on l’appelle également, peut être réalisé par les producteurs de déchets (on parle alors de « tri à la source »), par les consommateurs qui utilisent les conteneurs mis à disposition sur la voie publique (« tri par apport volontaire ») ou encore au sein des déchetteries (« tri en déchetterie »).

TVA circulaire : Comment favoriser les conditions d’une économie plus responsable ? La TVA circulaire est l’une des solutions proposées. Le principe en est simple : imposer des taux différents en fonction de l’impact environnemental et social des produits et services. Ce qui aurait pour conséquence de baisser le coût des fruits de l’écoconception afin de les rendre plus accessibles aux consommateurs, et créer ainsi le terreau d’un marché plus soucieux de l’environnement et des questions éthiques. La TVA circulaire fait l’objet d’une expérimentation menée par la Fondation 2019, qui doit durer jusqu’en 2018.

Ubérisation : Le terme « ubérisation » est un néologisme né d’un phénomène créé par l’entreprise américaine Uber. Il désigne un modèle économique qui privilégie la mise en contact direct entre le prestataire et le consommateur, aux dépens des intermédiaires (souvent professionnels). L’ubérisation s’appuie sur trois piliers : l’utilisation des outils digitaux (sites web et applications mobiles) ; une démarche centrée sur le client et sa satisfaction ; la notion d’économie collaborative, en opposition aux règles traditionnelles qui sont celles du salariat.

Ville durable : Le concept de ville durable définit, de façon très simple, une ville au sein de laquelle sont mis en avant les principes du développement durable et de l’urbanisme écologique. Il s’agit, sur le plan théorique, d’une ville conçue et imaginée de façon à faciliter les déplacements des habitants en limitant les émissions de gaz à effet de serre, à optimiser l’utilisation des énergies renouvelables et à limiter la consommation énergétique des ménages. Elle vise donc à réduire au maximum l’empreinte écologique de la ville. 


Web responsable : Web responsable, ou Internet responsable, est un dispositif mis en œuvre par le ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et de la vie associative pour accompagner les professionnels de la vie scolaire et les familles dans la maîtrise des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il s’agit d’un site web qui met à la disposition de la communauté éducative et des parents les outils et les ressources pédagogiques nécessaires pour favoriser les usages responsables d’Internet.