Matahi : une gorgée d'Afrique


Matahi est une boisson naturellement énergisante, réalisée avec de la pulpe de fruit de baobab. Imaginé par deux ingénieurs agronomes montpelliérains, ce jus vitaminé éco-certifié est issu du commerce équitable.

Saviez-vous que le boabab produit des fruits ? Les Africains les consomment sous plusieurs formes, vénérant cet arbre sacré, dit "pharmacien", aux mille vertus. Raphaël et Alexandre, deux ingénieurs agronomes montpelliérains, ont eu l'idée de fabriquer une boisson à partir de ces fruits, s'inspirant des préparations traditionnelles africaines. Matahi est né en 2013. "Les fruits qui servent à nos boissons sont récoltés au Bénin. Nous travaillons avec une coopérative indépendante dirigée par des femmes, pour favoriser le commerce équitable et participer au développement économique local du village de Natitingou", raconte Raphaël Girardin, l'un des co-fondateurs. Près de 300 familles béninoises vivent ainsi de la récolte des fruits de ces baobabs bio et non traités, labellisés "Ecocert" et "AB".

30 oranges

Un baobab met une quinzaine d'années à produire 250 fruits, récoltés chaque année entre janvier et mars. Les fruits sont ensuite importés en France, à Montpellier, pour être transformer en élixir naturellement énergisant. La poudre extraite de ce fruit farineux est mélangée à de l'eau pure et du sucre de canne bio (bientôt remplacé par du sirop d'agave). "Le fruit du baobab contient de la caféine naturelle, des minéraux et l'équivalent de 30 oranges en vitamines C ! Il est aussi 7 fois plus anti-oxydant que la grenade", souligne Raphaël. Pour compenser le CO2 émis lors de l'importation des fruits des baobabs, les deux trentenaires montpelliérains ont planté 600 baobabs au Bénin en décembre dernier. Un projet rendu possible en partie grâce à une levée de fonds menée sur adopteunbaobab.com.

Les sportifs séduits

Entourés de quatre salariés, Raphaël et Alexandre sont basés dans le campus montpelliérain de l'INRA chez qui leur start-up est incubée, en plus de chez BIC. Avec 250 000 euros de chiffre d'affaires réalisés en 2015, Matahi poursuit son développement en France comme à l'international. Le jus de baobab est déjà distribué en Italie, au Luxembourg, en Suisse, en Belgique, au Danemark et bientôt en Corée du Sud. Distribuées dans les magasins Nature&Découvertes, Naturalia et bientôt Biocoop (depuis octobre), les petites bouteilles jaunes et vertes intéressent de plus en plus les sportifs pour leurs propriétés naturellement énergisantes. Ainsi, en plus de quelques champions de kitesurf déjà adeptes, l'équipe de rugby de Montpellier pourrait bientôt s'hydrater avec Matahi.

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