Les Français jugent la transition énergétique prioritaire

Par Louise Cartier, journaliste

Une grande majorité de Français se disent concernés par l'environnement et notamment la transformation des énergies, selon une étude Harris Interactive réalisée en août dernier pour Uber.


Avec 85% de Français préoccupés par ce sujet, l’environnement apparaît parmi les premières préoccupations des Français, surtout depuis la crise sanitaire. Il y a même une prise de conscience généralisée de l'urgence climatique puisque 67% des Français jugent que l’environnement est un sujet « tout à fait prioritaire » pour les prochaines années, avec 78% parmi les cadres et professions libérales et 70% parmi les personnes ayant un diplôme supérieur à Bac+2.


C'est ce qui ressort de l'étude "Les Français et la transition énergétique" réalisée par l'institut Harris Interactive pour Uber du 17 au 20 août 2020 auprès de 1 057 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus selon la méthode des quotas (redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé).


Selon l'étude, pour faire face en particulier au défi énergétique, l’amélioration de l’autonomie des batteries s’avère centrale, ainsi que le déploiement du réseau de bornes de recharge. Après l’amélioration de l’autonomie, les mesures d’incitation à l’usage de véhicules électriques apparaissent comme des moyens permettant de favoriser cette transition énergétique.


Si l’Etat est le premier acteur dont les Français attendent des mesures, ils attendent aussi une mobilisation de la part des entreprises pour faire face à ce défi. Et la responsabilité individuelle apparaît moins efficace que la mise en place d’incitations et de contraintes permettant d’accélérer les changements de comportements.


D'après l'étude, 59% des Français indiquent qu’ils seraient prêts à payer plus cher pour un produit ou service lorsque son impact environnemental est meilleur.


Par exemple, 78% des utilisateurs de VTC qui indiquent, à froid, qu’ils pourraient ainsi payer plus cher leur course si elle poursuivait cet objectif. Et, sur le principe, ils sont 84% à se dire favorables à une augmentation du prix de la course de quelques centimes si l’entreprise de VTC double ce montant pour que le chauffeur puisse acheter un véhicule électrique.