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L’Agnel : la monnaie locale normande qui grandit

16/05/2017

 

Dans certaines villes de Normandie, les consommateurs peuvent choisir de payer leur pain, leur bière en terrasse ou leurs fruits et légumes en Agnel. Cette monnaie locale née à Rouen s’est répandue jusqu’à Dieppe, séduite par ses garanties éthiques.

 

 

Favoriser les circuits courts et, en conséquent, l’économie d’un territoire, tel est l’objectif premier des monnaies locales complémentaires. En France, une trentaine sont mises en circulation. Parmi elles, l’Agnel. Cette monnaie née à Rouen en novembre 2015 a depuis conquis les zones d’Elbeuf, de Louviers, d’Evreux et, depuis mars dernier, de Dieppe. «Si le territoire d’une monnaie locale est trop restreint, elle perd en force. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’effet inverse et qu’elle perde son caractère local, explique Pascal Stefani, co-fondateur de l’Agnel à Dieppe. Une monnaie locale apporte des bénéfices directs à un territoire donné, contrairement à la monnaie "classique" dont l’essentiel profite à une économie virtuelle.»

 

1 Euro = 1 Agnel

 

Que l’on soit commerçant ou particulier, la démarche est la même. Pour se procurer l’Agnel, il suffit d’adhérer à l’association (en payant un droit d’entrée de 15 euros) et de signer une charte de valeurs : privilégier les réseaux locaux, les produits de saison et/ou éthiques, recycler ses déchets, etc. Ensuite, les usagers peuvent se rendre dans les deux centres de change de Dieppe pour troquer leur Euros. «Mettre en place une monnaie locale est simple, assure Pascal Stefani. C’est de plus un moyen d’améliorer les relations entre les commerçants et les consommateurs qui partagent désormais des valeurs communes. Enfin, la monnaie locale permet de dynamiser un centre-ville.» Un mois après sa mise en circulation à Dieppe, une douzaine de professionnels ont déjà adopté l’Agnel.

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