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"Nous co-construisons cette révolution positive avec nos collaborateurs et parties prenantes"

04/10/2017

 

Pionnière de la RSE et du développement durable en France, Hélène Valade, en poste chez Suez depuis 2014, dirige également la Plateforme RSE de France Stratégie, institution rattachée au Premier Ministre, et est vice-présidente du C3D, le Collège des directeurs du développement durable, qu'elle a co-fondé il y a 10 ans. Elle nous livre sa vision et ses actions au sein de SUEZ.

 

EKOPO : Quelle est la particularité de la politique RSE de SUEZ ?

 

Hélène Valade : La politique de SUEZ comprend une feuille de route 2017-2021 avec des objectifs à atteindre datés et chiffrés. Sa particularité réside dans le fait qu'elle a été co-créée avec nos parties prenantes internes et externes, soit plus de 5000 personnes. Engagée dans la préservation des ressources en eau et dans la gestion des déchets, la politique RSE de SUEZ comprend quatre priorités qui impliquent 17 engagements concrets dans l'ensemble du groupe. Ces priorités sont : 1/ être une entreprise collaborative, ouverte et responsable, 2/ être leader de l'économie circulaire et bas carbone, 3/ accompagner avec des solutions concrètes la transition environnementale de nos clients et 4/ contribuer au bien commun. Parmi nos 17 engagements, il y a par exemple promouvoir la diversité et le bien-être au travail, favoriser la valorisation matière, la réutilisation et le réemploi, proposer des solutions 100% durables ou encore agir pour la santé de l'environnement et la protection des océans.

 

EKOPO : Le développement durable fait-il donc partie de la gouvernance générale de SUEZ ?

 

H.V.: Tout à fait. Le développement durable est tout d'abord porté par Jean-Louis Chaussade. Le DG de SUEZ a notamment fédéré d’autres entreprises pour promouvoir les solutions bas-carbone ; il soutient la nécessité de donner un prix au carbone et a instauré chez SUEZ un prix interne du carbone lors de la COP21. Par ailleurs, le développement durable est représenté au comité de direction et travaille de manière transversale avec l'ensemble des autres directions du groupe. Et puis, pour la deuxième année consécutive, le groupe publie un rapport intégré au lieu du traditionnel rapport annuel. Celui-ci comprend à la fois la vision complète, stratégique et prospective de l'entreprise, mais montre aussi le lien entre les enjeux économiques, financiers et extra-financiers. Il s'inspire du cadre de référence de l'International Integrated Reporting Council (IIRC), un mouvement qui prend de l'ampleur dans le monde, même s'il reste encore timide en France.

 

EKOPO : Le groupe SUEZ s'inscrit-il dans une démarche de transition économique positive?

 

H.V. Complètement. La conception du Rapport Intégré est un exemple concret de levier de transformation du groupe. Déjà parce que ce dernier a généré une forte mobilisation interne et qu'il a permis de créer des passerelles entre les silos organisationnels. Ensuite parce qu'il se base sur une analyse de matérialité qui a fait émerger et hiérarchiser des enjeux en fonction des impacts potentiels sur les activités de SUEZ et de leur importance pour les parties prenantes interrogées. Le Rapport Intégré identifie ainsi clairement les liens qui existent entre les performances sociales et environnementales et leurs valeurs actionnariales ou économiques.

 

EKOPO : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans ce management du développement durable à l'échelle d'un groupe international comme SUEZ ?

 

H.V. : Les défis sont nombreux à résoudre et c'est logique ! Toute transition implique de changer les mentalités comme les modes de travail. C'est pour pallier ces difficultés culturelles que nous avons choisi de co-construire cette révolution positive avec nos collaborateurs et parties prenantes en les impliquant complètement. Parce que la meilleure façon de faire est d'échanger. Cela prend du temps mais nous progressons au fil des jours.

 

EKOPO : Le progrès passe-t-il par l'innovation ?

 

H.V. : Bien sûr. L'innovation a son propre écosystème chez SUEZ. Ce dernier comprend tout d'abord Suez Ventures, dont les fonds sont dédiés à des start-up innovantes dans nos métiers. Il se compose aussi du Suez Collaborative Tour, dont la mission est de co-construire des solutions avec des start-up répondant à nos problématiques.

 

EKOPO : Pensez-vous que le climat politique et le contexte économique et financier est favorable à l'économie positive ?

 

H.V. : Oui. Il l'est grâce aux engagements internationaux liés à l'Accord de Paris et aux ODD (Objectifs de Développement Durable), ceux nationaux comme le Plan Climat ou le Plan Economie Circulaire annoncé par Nicolas Hulot pour 2018.

Et puis il existe de nouveaux outils qui permettent de s’engager résolument dans l’économie positive : les Engagements pour la Croissance Verte qui sont un vrai droit à l’expérimentation ou encore les Green Bonds qui financent des projets verts.

 

 

 

 

 

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Le mot du DG

 

"Je suis convaincu de l'avènement d'une économie positive car elle incite l'entreprise à la performance globale", Jean-Louis Chaussade, DG SUEZ.

 

 

 

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