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"Accélérer l'engagement des fournisseurs"

Publié par Philippe Lesaffre le - mis à jour à

Daniel Dan (unplash)

En France, la réglementation a évolué en janvier 2023. Depuis, les entreprises de plus de 500 collaborateurs ont à publier, tous les quatre ans, un bilan carbone complet. Certains demandent que ce soit plus contraignant, notamment pour les plus petites structures.

Les sociétés de plus de 500 salariés devaient déjà détailler leurs émissions directes (scope 1 et scope 2), mais, désormais, depuis le 1er janvier 2023, le rapport doit inclure les émissions indirectes (scope 3), soit ce qui est généré avant la production, mais encore en aval, au moment des transports, en particulier. Il s'agit de la plus grosse part des émissions (parfois jusqu'à 90 % du total en fonction des secteurs).

Beaucoup militent pour que le bilan carbone obligatoire complet (scope 1, 2, 3) concerne les entreprises plus petites. En effet, mesurer ce que son activité génère directement ou indirectement permet, in fine, de réduire son empreinte environnementale. C'est vital. Certains demandent qu'on aille encore plus loin, et plus vite. Le temps presse. Et le chemin est encore long. L'Adème précise d'ailleurs que « le taux de conformité du côté des sociétés à la réglementation est seulement de 40 % en moyenne », précisait, à Ekopo, Tanguy Robert, de l'entreprise Sami, qui accompagne les entreprises dans leur politique de réduction de leur empreinte. Et qui milite pour que le bilan carbone se démocratise et se généralise. Pour l'heure, certaines entreprises calculent leur bilan carbone sans que ce soit obligatoire pour elles.


Agir sans attendre

L'enjeu : se mobiliser sur tout ce qui est généré indirectement, du côté des fournisseurs, notamment. De nombreuses entreprises, à ce titre, s'engagent à travailler avec leurs parties prenantes pour que tous progressent, ensemble. Et rattrapent les retards...

Julia Salant, Carbon Solution Director chez EcoVadis, spécialiste de l'évaluation et de l'amélioration des performances RSE des entreprises, ajoute : « Compte tenu de l'urgence de la crise climatique, les directeurs Achats reconnaissent qu'ils doivent agir maintenant. Avec les bons outils et les bonnes données, ils peuvent accélérer l'engagement de leurs fournisseurs, renforcer leurs connaissances et améliorer leurs performances ».