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Les métropoles alliant dynamisme et qualité de vie gagnent en attractivité

Publié par Emilie Kovacs, journaliste le | Mis à jour le

La pandémie de Covid-19 a provoqué un exode professionnel important en France, comme en témoigne la première édition du baromètre LinkedIn de l'emploi.

La pandémie de Covid-19 et l'essor du télétravail ont modifié la carte de France des professionnels, en engendrant un fort processus de mobilité au sein de l'Hexagone. C'est ce que révèle la première édition du baromètre LinkedIn de l'emploi.

Le rapport indique qu'un grand nombre de professionnels, notamment Parisiens, ont opté pour un changement de vie, en partant s'installer dans des métropoles alliant dynamisme et qualité de vie, telles que Marseille, Montpellier et Rennes.


" La crise sanitaire et les confinements successifs ont donné à un grand nombre de professionnels des envies d'espace, de verdure et de liberté. Grâce à la généralisation du télétravail, cette soif de renouveau est devenue accessible pour certains d'entre eux, qui ont opté pour un changement de vie, en partant s'installer à la campagne ou dans des villes plus petites offrant une meilleure qualité de vie. La carte de France des professionnels s'en retrouve ainsi modifiée d'autant plus que la dynamique de mobilité interne se poursuit depuis le début de l'année, et rien n'indique qu'elle va s'arrêter ", raconte Sandrine Chauvin, directrice de la rédaction de LinkedIn France.


Un pic de déménagements en septembre 2020 et une migration qui se poursuit en 2021

Le taux de migration interne ne cesse d'augmenter depuis le début de la pandémie, avec un pic de déménagements en septembre 2020 (+126% par rapport à la moyenne sur la période pré-pandémie), où le nombre de départs a été supérieur aux déménagements habituels du début de la rentrée scolaire.


Cette migration se poursuit en 2021, puisque le taux de départs entre janvier et mai surpasse celui de l'année 2019 (+38%) à la même période.


Marseille, Montpellier et Rennes sur le podium

Selon le nouveau rapport de LinkedIn, Marseille (+8,2% sur le ratio arrivées/départs) est la ville dont l'attractivité a le plus accéléré durant la crise sanitaire, suivie par Montpellier (+7,8%) et Rennes (+7,2%).

La cité phocéenne, réputée pour sa météo, se démarque dans le numérique, tout en ayant amélioré son offre culturelle cette dernière décennie. Quant à Montpellier et Rennes, elles sont aussi des " villes 15 minutes " où tous les lieux importants, du bureau à l'école, en passant par les espaces verts, sont accessibles en quelques minutes à pied ou en vélo.


L'exode en provenance de Paris se poursuit

Paris est la ville où le nombre de départs progresse le plus depuis la Covid-19 (-17,6% sur le ratio arrivées/départs), suivie par Toulouse (-16%), et Strasbourg (-8,7%). Cet exode des Parisiens peut en partie s'expliquer par la possibilité qu'ils ont de partir sans changer de poste. Selon le " think tank " Forum Vies Mobiles, 60% des Franciliens ont la possibilité de télétravailler, contre 1/3 des professionnels sur l'ensemble du territoire.

Enfin, les professionnels de la grande distribution sont 16% plus nombreux à avoir opté pour une des villes les plus attractives du baromètre LinkedIn de l'emploi par rapport à la période pré-pandémie. Les secteurs de l'éducation (+10%), du tourisme (+8,3%) et des médias-communication (+3,7%) ont également observé une mobilité accrue.


Les recrutements à la hausse

Cette tendance à la migration interne s'accompagne désormais d'un rebond des embauches. Selon le rapport de LinkedIn, le taux de recrutement (voir méthodologie) en mai était en hausse de 1,6% par rapport au mois précédent et de 72,6% par rapport à mai 2020.


Le bien-être (+37,6%), la santé (+16,3%) et l'immobilier (+15,7%) sont les secteurs pour lesquels le taux de recrutement a le plus augmenté par rapport à 2019.





Méthodologie : Le taux de migration interne est calculé selon le nombre de personnes ayant changé de ville sur leur profil. Cette analyse calcule le ratio entre les arrivées et les départs (nombre d'arrivées dans une ville pour chaque départ). La période post-pandémie prise en considération se situe entre avril 2020 et mai 2021, comparée à la période pré-pandémie, de février 2019 à mars 2020. Le taux de recrutement est le pourcentage de membres LinkedIn ayant ajouté un nouvel employeur à leur profil le mois où ils ont démarré un nouvel emploi divisé par le nombre total de membres LinkedIn en France. Ce chiffre est indexé sur la moyenne mensuelle de l'année 2016. Par exemple, un index de 1.05 indique un taux de recrutement 5% supérieur à la moyenne mensuelle de 2016.




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