"Notre ambition : apporter des solutions bénéfiques à tous"


En charge de la RSE du groupe Carrefour depuis janvier 2013, Bertrand Swiderski s'intéresse aux solutions concrètes et aux innovations de l’économie positive. Il détaille sa vision et les principales actions RSE du groupe.

EKOPO : Comment est structurée la gouvernance RSE chez Carrefour au niveau mondial?

Bertrand Swiderski : Au niveau opérationnel, les directions de chaque pays sont composées de structures RSE locales dont la mission est de mettre en place et de coordonner les actions RSE auprès des équipes en magasin et des métiers transverses. Les magasins sont l’un des principaux lieux d’expression de la RSE. Ils font vivre et mettent en valeur les actions, par exemple via la démarche Antigaspi, les partenariats avec les apiculteurs, les filières de traitement des déchets ou encore les dons alimentaires. Au niveau du groupe, la direction RSE est directement rattachée au secrétaire général du groupe. Elle est garante de la mise en œuvre de la méthode RSE.

EKOPO : En quoi consiste la "méthode RSE" de Carrefour ?

B.S. : La méthode RSE de Carrefour est composée de quatre étapes interactives : revoir et améliorer la stratégie et les objectifs, planifier, agir, innover et évaluer la performance, tout en garantissant la gestion des risques. Le changement est conduit de manière partagée et opérationnelle avec les pays, les magasins et l’ensemble des métiers. L’innovation est privilégiée comme facteur de créativité et de nouvelles solutions, par la mise en commun des idées et l’implication de tous. Le dialogue avec les parties prenantes est au cœur de notre démarche. En 2012, Carrefour a réalisé un diagnostic de sa responsabilité en se basant sur les 7 questions posées par la norme internationale ISO 26000 définissant la RSE. Suite au diagnostic initial, Carrefour a réalisé une première analyse de matérialité. Puis en 2016, Carrefour a confié à un tiers externe l’actualisation de la cartographie et de la matérialité des enjeux, par revue documentaire et évaluation de parties prenantes expertes, internes et principalement externes.

EKOPO : Quelles actions avez-vous mis en place depuis votre arrivée ?

B.S. : Depuis mon arrivée en janvier 2013, avec les équipes, nous avons mis en place des réunions de dialogue entre parties prenantes d'une même thématique comme par exemple la pêche, la banane ou la forêt. Durant une demi-journée, une cinquantaine de personnes (membres d'ONG, salariés Carrefour, étudiants, consommateurs, fournisseurs, institutionnels, etc.) échangent avec pour même but : trouver des solutions pour entamer une démarche durable. Ces réunions ont aussi lieu dans les filiales du groupe à l'international depuis 2015. De plus, nous avons instauré l'indice RSE en interne afin de mesurer notre performance RSE autour de 4 axes (antigaspi, biodiversité, partenaires, dynamique sociale-diversité) et 16 objectifs datés, comme réduire de 50% nos déchets alimentaires en 2025, avoir un poisson vendu sur deux issu de la pêche durable d'ici 2020, mettre en place à 100% l'auto-diagnostic RSE par 100% des fournisseurs d'ici 2025 ou encore faire progresser l'emploi de personnes handicapées dans 100% des pays du groupe afin d'atteindre un taux de 4% au niveau du groupe d'ici 2025.

EKOPO : Quelles sont les dernières innovations RSE du groupe ?

B.S. : Nous sommes très attentifs aux innovations portées par des start-up qui concernent nos champs d'actions prioritaires. Aussi, nous avons par exemple mis en place un partenariat avec Agripolis, qui installe des fermes urbaines sur les toits. En parallèle, nous avons lancé une flotte de camions roulant au biométhane l'année dernière. Nous sommes passés de 2 véhicules à 300 cette année, et bientôt à 600 en 2018.

EKOPO : L'économie positive en quelques mots ?

B.S. : L'économie positive doit être concrète et ne pas rester au niveau du concept. Chez Carrefour, notre ambition de l'économie positive est d'apporter des solutions bénéfiques à tous.

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