« Nos externalités positives sont étroitement liées à notre activité »


Directrice de la Responsabilité Sociale d'Entreprise pour l’ensemble du Groupe Orange depuis quatre ans, Brigitte Dumont présente la politique RSE de l’opérateur, résolument tournée vers des actions à impact positif.

EKOPO : Depuis quand Orange s'implique dans la responsabilité sociétale d'entreprise (RSE)?

B.D.: Dès la promulgation de la loi NRE (Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques) de 2000-2001 qui a imposé aux entreprises cotées de publier des données sur les impacts environnementaux et sociaux de leurs activités. Fondée sur la compréhension des attentes de nos parties prenantes, notre RSE détermine trois grands domaines d’action : 1) accompagner chacun en confiance dans le monde numérique, 2) contribuer au développement économique et social, 3) favoriser la transition énergétique et écologique. Un 4ème axe transverse positionne les fondamentaux méthodologiques de notre démarche : gouvernance, éthique, Droits de l’Homme, dialogue parties prenantes…

Cette politique RSE riche et structurée est portée par notre PDG Stéphane Richard, pour qui la RSE est un facteur de différenciation et d'innovation. A ce titre, Orange publie depuis 2 ans un Rapport Annuel Intégré qui présente les résultats financiers et extra-financiers du Groupe.

EKOPO : Quelle est la stratégie RSE d'Orange ?

B.D. : Elle s'appuie sur notre programme "Essentiels 2020", piloté par la direction stratégie du Groupe. Mais elle est aussi portée par une conviction profonde que nous avons chez Orange, à savoir que le numérique est un formidable levier de progrès que nous devons rendre accessible à tous. Seconde conviction forte : ce progrès n’est valable que s’il place l’humain au centre de toute notre activité. C’est pour cette raison que nous insistons beaucoup sur la notion de création de valeur partagée, tant pour l’ensemble de nos parties prenantes que pour Orange. C’est pour nous la condition sine qua none de la performance durable de toute entreprise.

EKOPO : Pouvez-vous nous donner des exemples concrets d'application de cette politique ?

B.D. : Voici un exemple d’action lié à notre actualité. En ce début d’octobre, dans le cadre de la European Code Week, nous organisons depuis maintenant 4 ans une opération baptisée #SuperCodeurs. Adressée aux jeunes de 9 à 14 ans, elle a pour objectif de sensibiliser filles et garçons à la culture numérique en les initiant au codage informatique d'une façon simple et ludique. Animés par des coachs Orange bénévoles et des associations partenaires, des ateliers gratuits de codage se déroulent dans différents pays où Orange est présent.

#SuperCodeurs, (SuperKoderzy en Pologne, #SuperProgrammadores en Espagne, #SuperCoders pour le reste du monde…) est devenu un véritable succès puisque depuis sa création, nous avons initié plus de 10 000 enfants et ce dans désormais 20 pays, jusqu’en Chine, en Inde et au Brésil ! Cette année, en France, nous venons d’organiser plus de 50 ateliers #SuperCodeurs dans 36 villes de France et Outre-Mer, dans des sites Orange ou dans des collèges et lycées qui nous ouvrent leurs portes avec enthousiasme !

Cette sensibilisation au monde numérique est également déclinée par Orange Sénégal auprès des filles et constitue la première marche de l’empowerment numérique au féminin. Cette action s’inscrit pleinement dans notre politique d’accompagnement aux usages du numérique et dans notre engagement en faveur de l’égalité professionnelle.

EKOPO : ...Et concernant l’environnement, notamment votre bilan carbone ?

B.D. : Orange mène depuis plus de 10 ans une politique très active en la matière. Mais nous avons décidé d’aller encore plus loin. C’est pourquoi, lors de la COP21 de Paris en 2015, nous avons pris 2 engagements majeurs en matière de réduction de notre empreinte environnementale. Le 1er objectif concerne la réduction de nos émissions de CO2 de 50% par usage client d’ici 2020 (par rapport à 2006). Pour atteindre cet objectif, nous avons engagé une multitude d’actions dans tous les domaines : réseau et infrastructures techniques (72% de notre consommation globale), bâtiments (22%), transports (6%). Fin 2016, nous avons réduit de 48% nos émissions de CO2 par usage-client (base 2006). Nous sommes sur une trajectoire positive mais nous savons aussi que chaque dernier % gagné nous demandera de plus en plus d’efforts.

EKOPO : Comment l'engagement d'Orange se concrétise-t-il en matière d’économie circulaire ?

B.D. : Depuis janvier 2015, nous faisons partie du club des 100 entreprises engagées pour l’économie circulaire au sein de la Fondation Ellen MacArthur car nous considérons que nous devons tout faire pour réduire notre impact en matière de préservation des ressources.

Lors de la COP21, nous avons pris un 2ème engagement fort : intégrer les principes de l’économie circulaire dans notre organisation et nos processus d’ici 2020. Pour un Groupe de service technologique comme le nôtre, c’est un chantier considérable qui touche tous les domaines, internes et externes de notre activité, de la conception (écoconception) des produits à leur fin de vie (valorisation ou recyclage) en passant par le transport, la modularité des équipements, la transformation de nos réseaux… Nous travaillons sur de multiples chantiers tels que la collecte de mobiles usagés avec un objectif de 30 % de mobiles usagés récupérés en Europe d’ici à 2020 (vs 15,3 % et 1,8 million de mobiles en 2016), et la vente de terminaux d’occasion ou remis à neuf.

De même, après le recyclage via Emmaüs international ou la création d’un étiquetage en fonction des critères de durabilité des appareils, Orange va plus loin en devenant le premier opérateur en France à offrir une alternative à ses clients avec le Fairphone 2, pensé dans sa fabrication pour durer et pour un impact environnemental et social moindre. Lancé fin septembre dernier, il sera disponible dans 85 boutiques Orange, sur Orange.fr et sur Sosh.fr, en exclusivité sur le marché français jusqu’au 31 décembre 2017.

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