"Nous sommes déterminés à utiliser le pouvoir de notre entreprise pour avoir un impact positif


Le directeur RSE de Coca Cola European Partners revient sur la gestion du plastique et l’enjeu du recyclage chez l'embouteilleur de la boisson sucrée gazeuse.

EKOPO: Vous venez de présenter “En Action”, votre nouvelle feuille de route de développement durable. Cette dernière fixe un cap, 2025, et des objectifs précis sur trois piliers : les boissons, les emballages et la société. Pourquoi ?

Arnaud Rolland: C'est tout sauf le fruit du hasard mais le résultat de près d'un an de consultations auprès de toutes les parties prenantes : nos partenaires, nos clients que nous avons sollicités via des études consommateur, nos employés et les parties civiles (ONG, experts…) qui ont participé à des tables-rondes aux quatre coins de l'Europe de l'Ouest. Autant d'éléments qui nous ont permis de comprendre les attentes de l'extérieur – l'envie d'une partie croissante de la population de consommer moins de sucre, l'urgence qui touche l'environnement en matière de pollution - et définir des priorités, pour être là où nous voulons être à l'horizon 2025.

EKOPO : Sur le plastique, vous annoncez que vous collecterez en 2025 tous vos emballages. Comment comptez-vous mettre en place une telle économie circulaire ?

Arnaud Rolland: Nos emballages sont des ressources et nous devons être capables de tous les collecter de façon à ce qu’ils ne finissent pas comme des déchets sauvages ou dans les océans. Nos bouteilles et canettes sont déjà 100% recyclables, mais elles ne sont pas toujours recyclées. Il reste encore beaucoup à faire sur le sujet de la collecte des emballages. C'est particulièrement vrai pour des grandes villes comme Paris ou Marseille où l'on consomme le plus mais où le taux de recyclage des emballages est inférieur à 20%, contre 80% pour une majorité du territoire, faute d'infrastructures suffisantes voire tout simplement de place dans les immeubles.

Nous avons investi en 2012 dans l’usine Infinéo, afin de structurer la filière du recyclage des bouteilles plastiques. Nous sommes aussi partenaire du grand plan d’actions initié par Citeo pour renforcer le tri dans les espaces ouverts au public. L'objectif, c'est de doubler le taux de collecte dans la capitale d'ici trois ans. La marie de Paris est partie prenante de ce dispositif qui doit permettre l'installation de mille stations de recyclage en libre-service, les trilibs, dans les rues, à l'horizon 2020. Ils sont pour l'instant une quarantaine à Paris et vont faire leur apparition prochainement à Marseille.

350 nouveaux abri-bacs seront par ailleurs déployés dans plus de 150 parcs et jardins de la Ville de Paris et 100 automates de collecte de bouteilles en plastique seront installés dans 100 magasins de proximité. C'est déjà le cas dans un Franprix du 15e arrondissement.

EKOPO : Allez-vous solliciter votre marque en propre pour porter ce sujet ?

Arnaud Rolland: C'est effectivement prévu. Un film publicitaire Coca Cola dédié au recyclage sera diffusé sur les réseaux sociaux au printemps. Nous l'avons déjà fait, l'été dernier au Royaume-Uni, avec un film d'une minute racontant l'histoire d'amour entre une bouteille de Coca-Cola et une bouteille de Fanta.

Nous allons également communiquer sur Instagram et Facebook, et mener une campagne de sensibilisation cet été au sein des festivals dont nous sommes partenaires.

EKOPO : La société et l'emploi sont également au cœur de votre feuille de route "En action"

Arnaud Rolland: La vitalité du tissu économique et social dans lequel nos entreprises sont implantées est essentielle à leur succès. Nous sommes conscients de la difficulté rencontrée par les jeunes de certaines de nos communautés locales à s'insérer professionnellement, en témoigne des taux élevés de chômage et des barrières importantes par les 18 - 30 ans lors de leur entrée dans le monde du travail. Nous sommes déterminés à utiliser le pouvoir de notre entreprise pour avoir un impact positif sur la société. C'est le sens de la Charte Entreprises et quartiers signée en signée en 2013 auprès du Ministère de la Ville.

Depuis 2003, Passeport vers l’Emploi offre également la possibilité à des jeunes (niveau Bac et Bac+2) en recherche d’emploi de se préparer aux entretiens de recrutement avec des collaborateurs volontaires de CCEP. Nous essayons, autant que possible de créer des passerelles vers l'emploi, et chaque salarié parrain s'engage à aider son filleul à trouver un emploi. Ces derniers viennent par ailleurs nous rencontrer, pour se confronter d'un peu plus près à la réalité du monde de l'entreprise.

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