La Poste compare l'impact des supports de communication papiers et numériques

Par Emilie Kovacs, rédactrice en chef EKOPO


Spécialisé dans le marketing relationnel, La Poste a comparé l'impact environnemental des mailings, flyers et autres factures dans leur version papier et numérique.


Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la façon dont les marques s’engagent en faveur de la transition écologique, y compris leur marketing et leur communication. Spécialisé dans le marketing relationnel, La Poste a donc mandaté le cabinet indépendant Quantis pour réaliser une Analyse de Cycle de Vie (ACV) comparant l’impact environnemental des supports courants de la relation client dans leur version papier et leur équivalent numérique : mailing, flyer, facture, etc. Le groupe souhaite ainsi aider les entreprises à faire des choix éclairés en proposant des pistes d’amélioration pour chacun des supports étudiés.


La Poste s’est engagée à améliorer sans cesse son empreinte environnementale. Disposer d’une vision claire de l’impact environnemental des filières papier et numérique est un pas important vers des solutions de communication responsable ”, Philippe Dorge, directeur général de la branche Services-Courrier-Colis au Groupe La Poste.


Les supports papiers moins polluants


En tout, cinq scénarios représentatifs des usages les plus courants de la relation clients constatés en 2019-2020 ont été étudiés, et tous indiquent que l'usage de supports papiers est moins polluant que celui des supports numériques. Par exemple, pour la promotion d'une enseigne de distribution, La Poste a comparé l'envoi d'un catalogue promotionnel couleur envoyé par courrier non sollicité avec une application mobile utilisée à partir de l’envoi d’un e-mailing intégrant une vidéo promotionnelle. Pour ce scénario, le papier est plus favorable que le numérique pour 15 indicateurs environnementaux sur 16, sauf sur l’utilisation des sols. L'Analyse de Cycle de Vie (ACV) indique que le papier a 5 fois moins d'effet sur l'acidification des océans, 2,2 fois moins de conséquences sur le changement climatique et 20 fois moins d'effets sur l'eutrophisation de l'eau douce. L'étude de ce cas explique qu'il est possible de minimiser son empreinte en agissant pour le papier : sur la nature des encres, la qualité du papier, le taux de lecture, l'efficacité énergétique de l'usine à papier, et pour le numérique : sur la consommation d'énergie lié à l'hébergement, le routage et la consultation sur terminal.


"Nous pourrons nous appuyer sur cette étude pour accompagner nos clients dans leur transition écologique. Il est important d'avoir une vision holistique de sa communication et de son marketing client en gardant en tête les enjeux et les impacts de ces derniers. Cela fait partie de notre mission, nous qui souhaitons devenir une entreprise contributive", explique Laure Mandaron, directrice Développement Durable du groupe La Poste.


Pour aller plus loin, La Poste propose désormais un nouvel outil baptisé Media Positive Impact, pour simuler l’empreinte environnementale des campagnes de communication envisagées.