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Sexisme au travail : près d'un salarié sur deux pense que son entreprise doit agir plus

Publié par Philippe Lesaffre le - mis à jour à
Sexisme au travail : près d'un salarié sur deux pense que son entreprise doit agir plus

60 % des Français ont déclaré avoir été exposés, au travail, à au moins un agissement à connotation sexiste ou sexuelle. C'est en tout cas ce qu'indique un sondage OpinionWay pour le cabinet Ekilibre conseil.

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L'Observatoire des violences sexistes et sexuelles (de genre) au travail est paru en mars dernier, mais ses enseignements peuvent être rappelés en cette Semaine pour la qualité de vie au travail. 1 009 salariés du secteur public et privé ont été questionnés entre février et mars 2022 pour le cabinet Ekilibre conseil.

Dans le détail, près d'une personne sur deux a dit avoir déjà entendu des « blagues » à connotation sexuelle et 4 sur 10 à connotation sexiste. Souvent venant de la part des collègues. 4 Français interrogés sur 10 glissent en outre ne pas avoir pu ou su réagir par crainte d'être jugés ou de devoir subir d'éventuelles conséquences négatives.

Mais cela peut aller plus loin. 2 personnes sur 10 ont fait l'objet de remarques sur leur physique ou leur tenue et 1 sur 10 déclare même s'être sentie humiliée, critiquée ou dévalorisée. Par ailleurs, 1 sur 10 a dit avoir fait l'objet de regards insistants sur une partie du corps, de sifflements ou de gestes ou bruits grossiers à connotation sexuelle. Les femmes sont plus nombreuses à le dire que les hommes. Autant de manifestations, selon 6 personnes sur 10, dont le nombre reste stable - quand 1 sur 10 pense qu'elles tendent à augmenter.

Selon l'étude, une personne sur 10 annonce avoir été touchée sans consentement à différents endroits sur le corps, dont la bouche (pour une majorité, cela venait de collègues). Si une majorité a réagi, ce n'est pas le cas pour 4 personnes sur 10. Souvent car ils ou elles n'y ont pas vu d'intérêt (perte de temps ou « cela n'aurait servi à rien »).


"Lutter contre les violences en entreprises"

Toujours est-il que pour près de 4 personnes questionnées sur 10, cela a impacté leur bien-être et 3 sur 10 leur motivation, ainsi que leur confiance en elles. Seule une partie des interrogés (36 %) ont pu trouver, d'après le sondage OpinionWay pour le cabinet Ekilibre conseil, un soutien de la part de collègues ou de la hiérarchie (24 %).

Mais que faire face à ce fléau ? Une grande majorité des personnes interrogées estiment que lutter contre ces violences est un enjeu majeur (9 femmes sur 10 sont de cet avis). Au-delà des sanctions, l'Observatoire cite des pistes d'actions, mentionnées par les personnes ayant répondu au sondage. En vrac, cela peut être : démontrer l'exemplarité des dirigeants de l'entreprise, communiquer davantage sur le sujet dans l'entreprise, nommer des référents formés sur le sujet, former les collaborateurs et mettre en place des ateliers thématiques pour favoriser le dialogue, réaliser des enquêtes spécifiques et impartiales en cas d'alerte et, enfin, donner la possibilité aux victimes d'être écoutées, accompagnées et protégées.

Mais un chose est sûre : 45 % des salariés interrogés estiment que leur entreprise pourrait faire plus d'efforts pour lutter contre le sexisme.


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