[Start-up sourcing] "L'oeuf qui ne tue pas la poule" attaque le BtoB

Publié par Lisa Henry le | Mis à jour le
[Start-up sourcing] 'L'oeuf qui ne tue pas la poule' attaque le BtoB
© Aurélie Stapf

Pour répondre à une demande croissante de produits respectant le bien-être animal, la start-up Poulehouse étend son offre aux entreprises, se lançant ainsi dans le BtoB. L'oeuf qui ne tue pas la poule arrive dans les cantines, les restaurants, et les gammes MDD.

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Chaque année en France, 50 millions de poules pondeuses sont tuées, car elles ne pondent plus. A partir de 18 mois, les gallinacés ne sont plus en capacité de pondre, et de ce fait n'intéressent plus les distributeurs d'oeuf. Le coût d'entretien de ces bêtes qui ne rapportent plus pouvant être considérable, elles sont tuées. Le parti-pris de Poulehouse est de vendre l'oeuf qui ne tue pas la poule. Les éleveurs continuent de s'en occuper, jusqu'à la fin de leur vie, qu'ils tentent de rendre paisible et agréable.

S'il est possible de trouver leurs boîtes en supermarché, la start-up est aujourd'hui sur le chemin de l'entreprise, et du BtoB. Ils fournissent notamment les cantines d'écoles ou professionnelles, mais aussi les fabricants alimentaires, comme la MDD bio de Franprix. L'entreprise propose évidemment des oeufs en coquille, mais aussi en BiB conformes aux normes de sécurité dans certaines entreprises de restauration.

L'arrêt de l'abattage de la poule qui ne pond plus n'est pas le seul engagement de la start-up. Grâce à la technique du "sexage in ovo", il est possible pour les éleveurs de déterminer si l'oeuf donnera un poussin mâle ou femelle, et laisser les poules ne couver que les femelles. Ainsi, les poussins mâles ne sont pas broyés à la naissance comme il se fait actuellement chez les éleveurs de poules. Les éleveurs Poulehouse s'engagent aussi à ne pas pratiquer l'épointage, consistant à couper la pointe des becs des nouveaux nés.

Leur engagement visant à répondre à une demande RSE croissante, se joue aussi du côté humain. Les éleveurs de la start-up sont rémunérés 20% de plus par oeuf que la moyenne française.

Aujourd'hui, la start-up compte 75 000 poules sauvées et 12 millions d'oeufs vendus depuis sa création en 2017.


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Emilie Kovacs ,<br/>rédactrice en chef Emilie Kovacs ,
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