Lovea s'engage pour la protection des océans

Par Léon Le Guellec, journaliste

La marque de produits solaires Lovea s’associe à l’association environnementale polynésienne “Oceania” pour lutter contre les déchets marins en Outre-Mer, agir pour leur valorisation et ainsi contribuer à la préservation de la biodiversité marine.


Depuis juin, Lovea, marque de produits cosmétiques solaires, s'engage aux côtés d'Oceania, association dont le but est d'assurer l'avenir des cétacés de Polynésie française. La marque du groupe La Phocéenne de Cosmétique, spécialisée dans le Monoï de Tahiti, veut s'inscrire dans une démarche éco-responsable et éthique. Les packagings de ses produits ont été retravaillé pour favoriser le recyclage et les formules atteignent jusqu’à 99% d’ingrédients d’origine naturelle. De plus, Lovea s’engage à n’utiliser que des formules Vegan pour ses nouveaux produits et son huile de Monoï est sourcée de façon responsable à Tahiti.


Lovea s'associe à Oceania pour transmettre au plus grand nombre les connaissances sur les cétacés et ainsi les protéger. Les déchets, les filets et les engins de pêche abandonnés ou perdus en mer engendrent un impact considérable sur la biodiversité et la faune marine, en créant notamment des phénomènes d’empêtrement. Ce risque constitue la principale menace pour les baleines et les dauphins dans le monde et causerait au moins 300 000 décès par an. Lovea est donc devenu partenaire d’Oceania sur ce premier projet baptisé "Fa’aora", qui signifie « seconde vie » et qui permettra de proposer une approche communautaire pour réduire l’impact des déchets sur la biodiversité marine en Polynésie française.


Etudier

Dès le mois d’août, trois comités de pêche de Moorea enquêteront auprès des professionnelles et du grand public sur le risque d’empêtrement en mer. Trois pêcheurs de chaque comité embarqueront une fois par semaine durant 10 mois avec des « observateurs » issus de quartiers populaires. Ces derniers, sélectionnés et formés par Oceania, auront pour objectifs de quantifier la menace et d’identifier le type de déchets trouvés en mer afin de les ramener à terre. Une brigade maritime prendra ensuite le relai pour relever les gros filets dans le lagon et les passes.


Agir

Dimanche 26 juillet a eu lieu la toute première opération de ramassage de déchets dans la baie de Mavana à 25 mètres de profondeurs sous l’eau. La prospection de ramassage a montré que cette baie regorgeait de filets, de voiles, de plastiques et de métaux. Deux pôles étaient ainsi organisés : en mer, où deux plongées ont eu lieu, avec une équipe professionnelle de plongeurs sous marins, et à terre avec un ramassage de déchets sur le secteur. De nombreuses personnes se sont sentis engagées et ont répondu présentes. A quai, un tri de déchets a été planifié avec le grand public dans un objectif de sensibilisation. Les déchets ont ensuite été pesés et identifiés dans le but d’en conserver un maximum, susceptibles de recevoir une seconde vie.


Valoriser

La philosophie de ce projet se retrouve dans son nom. Fa’aora signifie « renaissance, seconde vie ». Lovea et Oceania vont ainsi œuvrer de manière à ce que la majorité des déchets acheminés à terre soient utilisés pour créer de nouveau objets utiles, dans le but de donner vie à une exposition artistique. Une valorisation qui sera effectuée par l’entreprise Concrètement Design, qui mêle up-cycling, slow design et pop culture locale. "Derrière cette mission d’esthétisme se cache une réalité concrète, avec une volonté de mieux utiliser les ressources et de créer une identité polynésienne moderne" indique la marque.