Comment passer au vrac ? Une étude dévoile quelques pistes

Publié par Philippe Lesaffre le - mis à jour à
Pierre Bamin / Unplash
Pierre Bamin / Unplash

Comprendre le rapport des Français au vrac, telle est l'ambition de l'étude OpinionWay pour DIGI France, dont les résultats ont été publiés en ce mois de décembre. En voici les principaux enseignements.

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L'enquête a été réalisée en septembre dernier sur un échantillon de 1 042 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Le vrac progresse, de plus en plus d'enseignes proposent des rayons de produits non emballés, si l'on se fie aux résultats. 80 % des répondants disent avoir accès à des produits en vrac dans les enseignes de grande distribution.

Pour autant, cela ne semble pas être une habitude ancrée pour la majorité des personnes interrogées. 63 % des citoyens questionnés assurent opter pour le vrac (88 euros en moyenne chaque mois), mais pas toujours de manière très régulière. Seuls 21 % des interrogés sautent le pas chaque semaine. Et 37 % indiquent ne jamais acheter de cette manière.

L'habitude varie aussi en fonction des âges : 82 % des 18-24 ans affirment acheter sans emballages, contre 52 % pour les 65 ans et plus. Cela diffère surtout au niveau des familles de produits. En haut du classement, les légumineuses, achetées par 51 % des Français, puis les pâtes et le riz (49 % en prennent en vrac). Tout en bas de cette liste se trouvent les aliments pour animaux (25 % s'en procurent, selon l'étude).

Celles et ceux qui sautent le pas ont choisi cette voie pour mieux contrôler la quantité achetée (27 % des répondants). D'autres font ainsi afin de réaliser une économie (26 %) et dans le but de réduire leur impact environnemental (26 %). D'ailleurs, une grande majorité (7 questionnés sur 10) a conscience que le vrac a un avantage environnemental indéniable...


Sensibiliser, nettoyer, mieux informer...

On l'a vu avec les chiffres, le marché du vrac peut largement progresser, et cette étude tend à le démontrer. Mais comment ? D'abord, il s'agit de lutter, encore et toujours, contre les idées reçues. 42 % des Français qui ont participé à l'enquête craignent que l'hygiène de produits en vrac soit moins bien assurée que celui des produits empaquetés.

Sensibiliser, puis nettoyer, d'autant que 20 % des personnes estiment que les bornes de distribution des produits en vrac sont souvent sales.

D'autres aimeraient avoir plus d'informations avant de passer à l'acte : certains déplorent un manque à ce niveau-là. Cela peut être au sujet de la conservation des produits (29 %) ou au niveau de leur origine (28 %). D'ailleurs, on pourrait en dire tout autant sur certains produits emballés...

...Et mettre en place un système de consigne

Autre axe d'amélioration, les conditions pour récupérer les produits. 21 % des consommateurs disent qu'il n'est pas pratique de se servir, et qu'il peut être parfois compliqué de transporter les contenants (raison valable pour 39 % des questionnés). Pour que des Français se décident, des mesures pourraient mises en place, d'après l'étude OpinionWay pour DIGI France : 79 % des personnes questionnées aimeraient que les enseignes proposent alors un système de consigne pour les contenants nécessaires à l'achat de produits en vrac.

 
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