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Du mécénat de compétences pour "se rendre utiles"

Publié par Philippe Lesaffre le - mis à jour à
Du mécénat de compétences pour 'se rendre utiles'

De nombreux collaborateurs déclarent vouloir se lancer dans du mécénat de compétences, afin de servir une cause utile, notamment. Seulement 49 % des décisionnaires répondent à cette quête de sens, selon une étude.

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C'est un phénomène que la pandémie a accentué : les Français attendent de plus en plus que leur employeur partage leurs valeurs. Et qu'il s'engage sur des initiatives en faveur de la biodiversité, sur des causes environnementales, sociales ou humanitaires. Et ce d'une façon ou d'une autre. Leur ambition : se rendre utile, servir une cause jugée juste et, au final, donner du sens à leur carrière. Le baromètre 2022 sur le mécénat et la solidarité en entreprise, publié le 23 juin 2022 par Day One (entreprise visant à promouvoir l'engagement solidaire en entreprise) et l'école IÉSEG School of Management, tend encore à le démontrer.

Selon l'étude, basée sur des échanges avec 360 salariés et décisionnaires en entreprises, effectués durant le dernier trimestre 2021, 90 % des collaborateurs affirment être partants pour s'engager dans des actions solidaires concrètes, que ce soit du partage de compétences, du mentorat ou des collectes solidaires, quand 10 % se disent enclins à se lancer dans du mécénat financier. 82 % des salariés ayant connu ce type d'expériences veulent recommencer, c'est dire ce que cela leur a apporté.

Cela peut être une journée solidaire, par exemple afin de découvrir le monde des abeilles et des apiculteurs - les équipes de l'entreprise Trend IT ont justement sauté le pas, avec l'association Happyculteur (comme on le voit sur la photo).


Un manque de temps flagrant

Hélas, seulement 49 % des responsables répondent à cette envie de quête de sens des collaborateurs. En tout cas, pour ceux qui sautent le pas, c'est avant tout dans le but de souder les équipes et de renforcer les valeurs de l'entreprise, même si certains acceptent également le mécénat dans l'idée de permettre à leurs salariés de trouver un sens à leur carrière. 76 % d'entre eux privilégient le mécénat financier et non celui en nature, rapporte le baromètre.

Néanmoins, il y a encore de nombreux blocages. D'abord, un manque de temps flagrant. 53 % des personnes interrogées disent ne pas en avoir, même si elles ont envie de se lancer dans du mécénat de compétences. Autre frein, le manque d'information. 31 % ne savent pas comment s'engager et 15 % ne connaissent pas les besoins des associations. Du côté des employeurs, 26 % des personnes questionnées disent être en flux tendu (et manquent ainsi de temps aussi), le même nombre n'arrive pas à « engager les équipes », et 19 % ne parviennent guère à trouver le budget nécessaire.


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