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Charlotte Yven : jeune navigatrice engagée

Publié par le | Mis à jour le
Charlotte Yven : jeune navigatrice engagée

En lisse pour la 52ème édition de la Solitaire du Figaro, course de voile sportive qui a formé de nombreux participants du Vendée Globe, Charlotte Yven est une nouvelle parmi les 12 présents cette année. Aussi jeune qu'engagée, la navigatrice compte bien s'imposer et partager ses engagements.

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" Depuis petite, j'ai toujours eu dans un coin de ma tête les images de courses au large ", raconte Charlotte Yven. Arrivée vingtième sur près de 33 participants lors de la première étape, la jeune navigatrice est très fière de participer à cette course que représente la Solitaire du Figaro.

C'est une première course au large en solitaire pour Charlotte Yven, 24 ans, qui a toujours pratiqué la voile depuis son plus jeune âge, poussée par sa famille et depuis soutenue à chaque compétition et étapes de son parcours sportif. " Je vis des émotions seule en mer et quand je rentre ou que j'arrive sur une étape, j'en vis d'autres et je partage les miennes grâce à eux ", explique la navigatrice.

Inspirée par de grandes navigatrices comme Samantha Davies ou Clarisse Crémer, Charlotte Yven compte bien, un jour concourir pour le Vendée Globe. Elle est formée et suivie de près par la Team Vendée Formation, une formation complète. Pas uniquement sur la voile sportive, mais également sur des compétences en communication, management et création d'entreprise.

Engagement environnemental et regard neuf

En tant que jeune navigatrice, Charlotte Yven est très regardante quant à l'environnement et sensibilise son public aux enjeux climatiques, notamment ceux reliés à la pollution plastique des océans. Attirée par l'immensité d'eau qui s'offrait devant elle et par le sentiment de liberté qui en découle, elle veut faire en sorte de protéger cet environnement et espace sauvage.

" Se retrouver en mer un peu loin de tout, devoir gérer avec les éléments naturels, c'est pas vraiment nous qui commandons, c'est plus l'eau et la mer. Autour de nous il n'y a plus rien, on est tout seul et c'est ce qui m'attirait ", indique-t-elle. Malgré le focus sur la compétition, les rencontres en mer sont nombreuses, souvent agréables comme des dauphins qui filent le long de la coque mais parfois plus tristes et liées aux comportements humains : " Je vois pleins d'animaux, de choses superbes mais je vois aussi des choses moins sympathiques, des masques dans le golfe de Gascogne, des déchets plastiques en tout genre en pleine mer par exemple ", déplore la jeune navigatrice.

Selon elle, les navigateurs peuvent avoir un rôle dans la sensibilisation à la protection de ces environnements marins : " Notre rôle peut être d'en parler, de sensibiliser et déjà de faire notre maximum pour ne pas polluer lors de nos courses ". Grâce à leurs voiles tendues pendant les navigations, Charlotte Yven voudrait faire passer des messages visibles de tous et de loin. " Nous sommes comme des panneaux publicitaires avec nos voiles donc on peut faire passer des messages. Ça se fait de plus en plus, tout le monde est en train de prendre conscience de ça et cela donne une autre dimension à la course ", explique Charlotte Yven. D'autant plus que l'uniformité du matériel est de mise, le changement de matériaux ou de comportements peut, dans le domaine sportif, se faire de façon uniforme et rapide : " On est sur de la monotonie dans les règles du jeu, on a tous le même matériel, si demain on nous dit à la place de voiles en plastiques, tout le monde doit avoir des voiles en lin ou autre matériaux écologiques, ça irait encore plus vite ", indique-t-elle.

Lors de la première étape, Charlotte Yven s'en est bien sortie : " Je me suis sentie bien, j'ai bien pris mon rythme en étant dans le match tout en trouvant le temps de me reposer un peu. A voir à l'arrivée quand on comptera les points ! ", dit-elle en riant. La course en quatre étapes se termine le 19 septembre prochain, la dernière étape a débuté aujourd'hui et chacune d'entre elles comprend entre 900 et 1200 kilomètres de voyage, avec trois ou quatre jours de repos inter étape.

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